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Logiciel notaire : le logiciel de rédaction, l’IA, et comment les faire travailler ensemble

Une étude ne change pas de logiciel de rédaction tous les ans : il porte ses trames, ses dossiers, sa comptabilité et les habitudes de chacun. La question qui se pose aujourd’hui est ailleurs : ce que l’IA ajoute à cet outil central, et ce qu’il vaut mieux confier à un outil qui travaille à côté.

Louis Dessal et Louis CabanisMis à jour le 20 octobre 20264 min de lecture

Ce que fait un logiciel de rédaction d’actes

  • Les trames. La bibliothèque d’actes et de clauses de l’étude, tenue à jour par l’éditeur et enrichie par l’étude.
  • Le dossier. Les fiches des clients et des immeubles, les pièces, l’historique.
  • La production. La rédaction de l’acte, sa signature, y compris électronique, et sa conservation au minutier central électronique.
  • Les formalités. Les échanges dématérialisés avec le service de la publicité foncière, par Télé@ctes.
  • La comptabilité. La comptabilité notariale et la taxe des actes, souvent dans un module de la même suite.

Les éditeurs, et ce qu’ils annoncent en IA

ÉditeurLogicielsCe que l’éditeur annonce en IA
Septeo (suite Genapi)iNot, Kivia, Genapi ActesAnalyse automatique des documents (titres, états hypothécaires, copropriété, diagnostics) et acte « pré-rédigé » à partir des données du dossier : voir la page de l’éditeur et Septeo et l’IA.
FiducialSignatureAnalyse automatique des états hypothécaires (Réquisition Intelligente, avec Intellig’IA), création de fiches clients et immeubles par l’analyse des documents : voir la page de l’éditeur et Fiducial Signature et l’IA.

D’autres éditeurs existent, comme Fichorga. Les pages des éditeurs ont été consultées le 20 octobre 2026 ; leurs offres évoluent vite, vérifiez-les auprès d’eux. Aucun des deux grands éditeurs ne publie de grille tarifaire sur ces pages.

Ce qui reste à faire autour du logiciel

L’IA d’un logiciel de rédaction travaille sur ce qui est déjà dans le dossier. Or une bonne part du temps d’un clerc passe à y faire entrer les pièces, puis à suivre ce qui manque :

  • Réclamer les pièces. Écrire au vendeur, à l’acquéreur, à l’agence, au syndic, à la banque, et relancer : voir la collecte des pièces.
  • Lire ce qui arrive par e-mail. Classer, renommer, reporter les données au dossier, repérer ce qui ne concorde pas.
  • Suivre les délais de tous les dossiers. Rétractation, conditions suspensives, préemption, date de signature.
  • Répondre aux clients. Dire où en est la vente, ce qui manque, et qui l’attend.

Changer de logiciel, ou le compléter ?

Changer de logiciel de rédaction est un chantier : reprise des trames et des dossiers, formation de toute l’équipe, comptabilité à basculer. Il se justifie quand l’outil ne suit plus. Compléter le logiciel par un outil qui travaille à côté est plus léger : rien ne bouge dans la production, et l’étude juge sur pièces avant d’aller plus loin.

Six questions avant d’ajouter un outil

  1. Travaille-t-il avec mon logiciel actuel ? Et que faut-il ressaisir entre les deux ?
  2. Rédige-t-il dans mes trames ? Ou produit-il un texte générique qu’il faudra reprendre ?
  3. Où sont hébergées les données ? Un pays, un hébergeur, un cloisonnement par étude, et aucun entraînement sur les dossiers.
  4. Chaque mention est-elle sourcée ? Une synthèse sans renvoi à la page de la pièce ne se vérifie pas.
  5. Qui valide ce qui part de l’étude ? Rien ne doit être envoyé sans un geste humain.
  6. Puis-je l’essayer sur un dossier déjà signé ? C’est le seul moyen de comparer sur pièces.

Où se place Clovis

  • Prépare : Clovis. Pièces, acte, décomptes, documents.
  • Reçoit : Septeo, Fiducial. Dossier, signature, minutier.
  • Transmet : Télé@ctes. Publication, demandes de renseignements.
  • Publie : SPF. Service de publicité foncière.

Clovis dépose l’acte et les documents dans votre logiciel. Les formalités partent par Télé@ctes, comme aujourd’hui. Rien ne change pour le SPF. À terme : clovis devient le logiciel de l’étude, avec sa propre connexion à Télé@ctes.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur logiciel pour un notaire ?

Le plus souvent, celui qui porte déjà vos trames et que vos équipes maîtrisent. Les suites des grands éditeurs couvrent la rédaction, les formalités, la signature et la comptabilité ; la différence se joue sur l’ergonomie, l’accompagnement et l’IA intégrée. Le plus sûr est de comparer sur vos propres dossiers.

Combien coûte un logiciel de rédaction d’actes ?

Les grands éditeurs ne publient pas de grille tarifaire : le prix dépend du nombre de postes, des modules et de l’hébergement. Demandez un devis détaillé, reprise des données et formation comprises.

Clovis remplace-t-il Septeo ou Fiducial ?

Pas aujourd’hui. Clovis prépare les pièces, l’acte et les documents ; votre logiciel reste celui où l’acte est finalisé, signé et conservé, et les formalités partent par Télé@ctes comme avant.

Peut-on garder l’IA de son logiciel et utiliser Clovis ?

Oui. Si l’IA de votre logiciel couvre une partie de vos besoins, gardez-la. Clovis apporte surtout ce qui se passe autour : la collecte des pièces auprès des clients et des tiers, les relances, le suivi des délais et le projet d’acte complet dans vos trames.

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